CH: Prendre exemple sur les Rangers de New York

| January 27, 2013 | Reply

par Elie Pilon, Rédacteur, Le Magazine All Habs

MONTRÉAL, QC — Samedi soir, les Rangers de New York visitaient les Maple Leafs de Toronto avec l’espoir de remporter une première victoire en cinq parties. D’ailleurs, le seul affrontement gagné par l’équipe cette année fut contre les Bruins de Boston. Le match s’était décidé en prolongation avec un but de Marian Gaborik.

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Photo Jim McIsaac/Getty

Déjà, avant que la rondelle tombe pour la première fois au troisième engagement, les Leafs menaient par la marque de 2-1, mais les hommes de John Tortorella n’allaient pas se laisser faire ainsi. Avec un peu plus de 12 minutes à faire à la période, Marc Staal réduisait l’écart avec son premier filet de l’année, puis Marian Gaborik donnait, pour la première fois du match, l’avance à son équipe. Le reste ne fut qu’une formalité, alors que Boyle a marqué le 6e but du match et que Gaborik a poussé une deuxième rondelle dans le filet dans ce match.

Ceci dit, même si les Rangers ne sont pas nécessairement en très bonne position au classement avec un 12e rang dans l’est, il n’en demeure pas moins qu’ils ont une des meilleures formations sur papier. En attaque, ils possèdent trois joueurs du top 30 des meilleurs attaquants avec : Marian Gaborik, Rick Nash et Brad Richards. En défensive, ils n’ont pas des joueurs avec un gros lancer frappé, mais des joueurs fiables comme : Dan Girardi, Marc Staal, Michael Del Zotto et Ryan McDonagh. En plus, Del Zotto pourrait facilement atteindre le plateau des cinquante points en une seule saison d’ici une ou deux années, car il en était à 41 l’an dernier, lui qui n’est âgé que de 24 ans. Et puis, devant la cage, probablement le meilleur gardien de la LNH tout entière, Henrik Lundqvist.

Ensuite, les Blueshirts sont une équipe dure à affronter à cause du gabarit imposant de ses joueurs. Personne de cette formation ne mesure moins de 5’11 et huit d’eux dépassent les 6’3. En plus d’être robuste, c’est aussi une équipe qui gagne la plupart de ses bagarres en coin de patinoire. D’ailleurs, même après peu de parties, la formation des Rangers est une des seules quatre équipes à n’avoir qu’un seul joueur sur la liste des blessés actuellement.

Mais ce n’est pas tant cela qui est impressionnant. C’est plutôt que les Rangers ont réussi à être dans l’élite de la ligue sans même avoir eu recours à une reconstruction, c’est-à-dire finir quelques années dans les cinq pires équipes pour obtenir de bons jeunes joueurs au repêchage et ainsi repartir à neuf. Plusieurs équipes qui ont gagné la Coupe Stanley dernièrement ont d’ailleurs vécu cette situation. Parmi eux il y a les Penguins de Pittsburgh, les Blackhawks de Chicago et les Kings de Los Angeles. D’ailleurs, New York n’a pas fini parmi les cinq pires formations de la ligue depuis que la LNH est constituée de 30 équipes, donc depuis la saison 2000-2001.

De ce fait, les Rangers n’ont jamais repêché de joueurs dans le top 5 depuis cette époque. Mais comment explique-t-on cela? Comment les Rangers ont-ils fait pour toujours faire le plein de bons joueurs sans avoir recours au repêchage?

La réponse semble simple, mais il ne suffit qu’à prendre de bonnes décisions, ne pas être craintif et être victime d’un peu de chance. D’ailleurs, le directeur général, Glen Sather a souvent été avant-gardiste dans ses échanges et en a conclu de nombreux à son avantage, comme celui de Ryan McDonagh. De plus, même s’il n’avait pas les meilleurs rangs au repêchage, il est parvenu à choisir de très bons joueurs. Marc Staal en est un exemple. Il a aussi signé des joueurs autonomes de haut calibre comme Marian Gaborik et Brad Richards.

En conclusion, les hauts dirigeants des Rangers de New York auront fait un travail presque impeccable, pour permettre à leur équipe de ne jamais avoir de saisons désastreuses. Peut-être que la Coupe Stanley aboutira au Madison Square Garden d’ici peu…

 

Le Canadien dans tout cela

Pas seulement le Canadien, mais aussi la plupart des équipes de la LNH se doivent de prendre exemple sur la façon dont les Rangers de New York ont été administrés depuis les 10 dernières années.

Mais objectivement, il faut constater que le CH n’est pas si loin de ce qu’est la formation des Rangers actuellement. Ils ont un gardien #1 qui fait partie des 10 meilleurs de la ligue, des défenseurs à caractère défensif qui savent bloquer des tirs et faire des mises en échec. Ils ont aussi de jeunes défenseurs offensifs. Avec l’ajout de Prust et Armstrong, les 2e, 3e et 4e trios ressemblent à ceux des Rangers.

La seule différence est probablement que le Tricolore n’a pas une première ligne d’attaque aussi performante et robuste. Plusieurs diront qu’Alex Galchenyuk sera le prochain centre #1 de l’équipe et qu’il a la vitesse, le lancer et le gabarit pour être parmi l’élite de la ligue d’ici les prochaines années. Ils ont probablement raison, mais Galchenyuk ne pourra pas former un trio à lui seul.

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Photo Richard Wolowicz/Getty

Cela m’amène à mon prochain sujet. Ce qu’il manque au Canadien c’est un « sniper » sur le premier trio. Vous savez, ce joueur qui, en avantage numérique, se place dans les environs du cercle des mises en jeu et qui n’attend qu’une passe pour pouvoir dégainer dans le haut du filet. Un joueur qui a confiance en son lancer et qui se permet de tirer au but, car il sait qu’il peut marquer. De ce que je peux voir de la formation actuelle, c’est qu’il n’y en a tout simplement pas. Le seul qui a joué avec le CH lors des cinq dernières années est Michael Cammalleri.

Si Montréal veut se rendre jusqu’aux grands honneurs un jour, il faudra sûrement se procurer un joueur de ce type. Il n’y en a pas énormément de « sniper » dans la LNH, mais en voici une courte liste : Steven Stamkos, Evgeni Malkin, Alex Ovechkin, Ilya Kovalchuk, James Neal, Jonothan Toews, Michael Cammalleri, Taylor Hall, Patrick Marleau, Daniel Sedin et quelques autres.

C’est vrai qu’avec le recul, Erik Cole, avec 35 buts l’an dernier pourrait être considéré comme un « sniper », mais encore une fois, je reprends l’exemple Cammalleri et Cole en est loin.

En bref, je suis d’avis que dès cette année, Marc Bergevin devrait faire les efforts d’amener un « sniper » à Montréal. Si les Rangers en sont capables, pourquoi pas le Canadien!

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Born and raised in Quebec City, Chantal fell in love with hockey when she discovered the Nordiques. As you can tell by her twitter handle, times have changed. Her love for the game is still going strong and during hockey season, you can usually find her in front of a tv cursing Chris Lee. Managing editor for All Habs Hockey Magazine, Chantal is a passionate, witty, sarcastic woman, having a hot and heavy affair with the LA Kings. She contributes articles in English and en Français. Her motto : Gimme some Drew Doughty.

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